Le vitrail

Dès le début de la construction du temple en 1956, Victoire Durand-Gasselin a l'idée d'installer dans l'axe du temple (le temple est orienté NO-SE) derrière le choeur, au fond de la salle de culte, un vitrail .

Des esquisses sont même proposées mais le projet ne prospère pas, faute de financement.

On installe donc finalement une simple verrière de verre blanc, au centre de laquelle est fixée une croix.

Un peu plus de vingt ans plus tard, en 1979, la décision d'installer un vitrail est prise, dont la réalisation est confiée à un maître-verrier nantais, Yves Deshais, qui va en concevoir librement le dessin à partir d'esquisses réalisées par Guy David .

Yves Deshais imagine une tapisserie de verre multicolore, non figurative, fidèle à l'esprit de la réforme, qui incite à la contemplation.

Il existe tout de même un pivot de l'œuvre : un christ ressuscité ouvrant les bras pour accueillir l'humanité.

Sur le plan technique, Yves Deshais réalise avec son équipe , en deux mois, quinze panneaux (des rectangles de 1,15 sur 1,40 m, composé de morceaux de verre de plus de deux centimètres d'épaisseur, unis par un joint en ciment, selon un procédé qui permet d'éviter la dilatation et l'altération .

L'installation ne sera pas sans poser de difficultés puisqu'il qu'il faudra déplacer la croix, qui sera mise sur le côté, ce qui provoquera des réactions assez réservées .

Aujourd’hui, nous admirons une véritable œuvre d’art.