La réforme à Nantes

A Nantes, la Réforme apparaît dès 1530. La prédication du réformateur écossais John Knox, retenu prisonnier sur une galère en 1538 conforte son expansion, encouragée par les familles Rohan et Coligny.

En presqu’île guérandaise, un pasteur s’installe dès 1558 et la réforme s’organise principalement à Piriac et au Croisic. A l’évidence, les échanges portuaires avec les pays du nord favorisent la compréhension des idées réformées.

Pendant 40 ans la France est déchirée par des guerres civiles. Toutefois, au moment de la Saint-Barthélemy, en 1572, le maire de Nantes, Guillaume Harrouys, protège les protestants des massacres.

En 1598, le roi Henri IV signe à Nantes le fameux Edit pour instaurer la paix religieuse.

A partir de cette date les protestants trouvent asile au château de la Gascherie, propriété du Capitaine de la Noue, dit « Bras-de-Fer », compagnon d’Henri IV. En effet, l’Edit interdisait l’exercice de la Religion Réformée dans les villes sièges d’un évêché.

En 1685, la révocation de cet Edit par Louis XIV provoque un exil important des protestants vers l’étranger. Néanmoins, les conséquences de cette révocation sont adoucies à Nantes par la présence permanente de négociants hollandais protestants (Quartier de la petite Hollande).

En 1802, avec la signature du concordat, les protestants retrouvent leur liberté de culte et une situation stabilisée. Le culte réformé est alors installé dans une ancienne chapelle carmélite, aujourd’hui devenu le Cinématographe.